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Visite de La Réole le 4 septembre 2014

Dans le cadre de la semaine d’intégration de la rentrée, les élèves de première année CAP, accompagnés de leurs professeurs Mme Lapeyre et M. Cozanet, ont eu la chance de visiter La Réole, avec M. Raymond Vaillier, conseiller municipal délégué au Patrimoine et à l’animation du label Ville D’art et d’Histoire.

 

Nous vous faisons partager ici ce que notre guide nous a appris sur l’histoire de la ville, qui vient d’obtenir le label « Ville d’art et d’histoire » depuis décembre 2013, et sur ses richesses.

Située dans l’Entre-deux-mers (entre deux marées de la Garonne et la Dordogne), pays autrefois appelé Guyenne, elle est peuplée depuis les Gallo-romains.

Aux siècles suivants, des sarcophages ont été retrouvés,  prouvant la présence des mérovingiens.

LR sarcophages 1024x768

La Réole est sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Un gué permettant le franchissement de la Garonne est situé au sud de la ville.

Les moines bénédictins du prieuré accueillaient et nourrissaient les pèlerins. Ils avaient un privilège de taxe sur les marchandises qui circulaient devant le monastère, du sud vers le nord (bois, lin, vin, chanvre, blé, etc) et du nord vers le sud (sel, morue).

La ville organise sa défense contre les attaques extérieures en construisant des remparts aux pieds du Charros et du Pimpim.

Le premier monastère est édifié en 777 à l’initiative de Charlemagne.

L’évêque de Bazas crée la ville de Regula (d’après la règle des Bénédictins) en 977.

En 1224, l’édification du château des Quat’sos est autorisée par Louis VIII, alors roi de France.

LR Quat'sos 1024x768

La guerre de Cent ans entre princes anglais et rois de France dure de 1350 et 1453, et se termine par la bataille de Castillon. Cette période troublée verra l’utilité de ces remparts.

Le 16ème siècle est troublé par un autre grand conflit : la guerre de religion entre les Catholiques et les Protestants. Ces guerres ont duré un demi-siècle (de 1572, date du massacre de la St-Barthélémy à Louis XIII).

Les remparts de La Réole ont été en partie détruits sous le ministère de Richelieu.

Pendant le siècle suivant, la France connaît une période de prospérité économique malgré de lourds impôts.

Le 18ème siècle voit la reconstruction du prieuré sur la place de l’ancien monastère avec les pierres de Frontenac (comme la ville de Bordeaux).

On fait appel à Blaise Charlut, ferronnier d’art, pour l’escalier principal et les impostes des portes et des portails.

LR grille 1024x768

La Révolution, saccageant toute forme de religion, détruit en partie le monastère qui va être transformé en site administratif : caserne, etc. Elle servira aussi de grange.

Au 19ème siècle, l’invention de la machine à vapeur va modifier la géographie de la ville : pour protéger la ligne de la voie ferrée, on éloigne la Garonne. L’économie de la région va aussi en être transformée.

Au 20ème siècle, deux guerres et les migrations rurales entraînent une stagnation voire un déclin de l’influence de la ville.

les monuments remarquables :

 

1) L’ancien hôtel de ville : construit au 12ème siècle par Richard Cœur de lion (fils d’Aliénor d’Aquitaine, épouse de Louis VII (1137-1152) puis d’Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre (1152-1189)).

C’est le plus ancien hôtel de ville de France. Ce bâtiment remplira cette fonction jusqu’au 18ème siècle : au 19ème siècle il sert de prison puis de halle.

LR hôtel de ville 1024x768

2) le lavoir de la Marmory : il est en bordure du Charros. Son nom vient des tailleurs de pierre et des marbriers qui venaient y polir les pierres. Les chapeliers venaient aussi préparer le tissu en feutre (tricot qui est bouilli pour le feutrer). Il date du 13e siècle.

LR lavoir de la Marmory 1024x768

3) le prieuré (voir plus haut)

LR prieuré 1024x768

4) Maison à colombages (à pans de bois) qui datent du 14ème siècle

LR maison à colombages 1024x768

5) l’échoppe du drapier : rue Peysseguin (aujourd’hui crêperie)

LR échoppe du drapier 1024x768

6) Porte et rue du Sault : porte du sel et accès au fossé.

LR rue du Sault 1024x768

7) rue Del Sol : la grande école publique dirigée par des moines pour les enfants de bourgeois.

LR (photo provenant du site de la mairie de La Réole)(photo provenant du site de la mairie de La Réole)

8) le lycée Jean Renou : ancien couvent des Annonciades qui éduquait des jeunes filles de la bourgeoisie, transformé d’abord en collège, puis en lycée, siège de nos actuelles études.

LR lycée Jean Renou 1024x768