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Séance de cinéma : Les Héritiers

Sortie Cinéma du 16 janvier 2015 TES1 TES2 TL et Secondes

Les Héritiers

de Marie‐Castille MENTION SCHAAR 
2015-affiche-les-heritiers
 

Le pitch :

Au Lycée Léon Blum de Créteil, la classe de seconde 1 est réputée pour être catastrophique tant les élèves sont ingérables et que leur niveau général est faible. Face à cette classe qui n’accepte pas les règles, son professeure d’histoire, madame Gueguen, propose aux lycéens un projet commun : participer au concours national de la résistance et de la déportation. D’abord réticents, les élèves relèvent le défi et vont peu à peu être transformés grâce au travail collectif et à leurs recherches historiques.(Télérama).

 

Après la projection les secondes restent dans la salle, pour débattre et les terminales rentrent vite au lycée pour ne pas louper leur cours d’histoire-géographie à 15H.

Séance de débriefing le lundi en SES avec les TES1 et TES2 :

  • « Pourquoi ce titre ? » demandent certains élèves : le film pose la question de l’héritage, de quoi hérite-t-on ? Mais aussi que laisse-t-on à nos « Héritiers » ? Que fait-on de son histoire ? Est-il possible l’ignorer ? Le titre fait aussi référence au célèbre ouvrage de P. Bourdieu et J.C. Passeron (voir cours sociologie).

Antonin : « C‘est une histoire vraie, l’acteur principal qui joue Malik, aujourd’hui âgé de 21 ans, est aussi le scénariste et a vécu cette histoire en 2006-2007, cela donne une dimension plus réaliste et crédible ».

Hugo : « la mise en scène monte en puissance, il n’y a pas de temps mort, c’est convaincant »

Julie S. : « le ton humoristique de certaines scènes contrastent avec l’émotion et le recueillement d’autres scènes »

Julie P. «  l’émotion naît grâce à Léon Zyguel, survivant d’Auschwitz, et à son témoignage face aux élèves très respectueux » C’est le combat de sa vie depuis 70 ans. Avis largement partagé.

L’attitude négative du proviseur de Léon Blum pour le projet est désapprouvée : « 29 nationalités vivent en harmonie dans cet établissement » signale-t-il au professeur qui ne se découragera pas pour autant.

 

  • Discussion animée sur la première scène.
    Rappel : le film s’ouvre sur une séquence où chacun est enfermé dans sa propre logique, une jeune fille qui n’est plus élève veut récupérer son attestation de réussite du bac. La CPE et proviseur du lycée Léon Blum de Créteil lui refusent l’entrée au lycée, au motif qu’elle porte un foulard. Cette scène illustre la limite du dialogue autour de deux principes : la liberté d’expression, de conscience et le principe de laïcité.

Les avis sont très partagés dans les deux classes : Emma, Alem ne comprennent pas pourquoi l’attestation du Bac n’est pas donnée à la jeune fille. Respect de la loi disent d’autres.

Des sujets en résonnance avec l’actualité sont abordés, notamment la radicalisation d’un jeune qui stigmatise ceux qui ne pratiquent pas leur religion comme lui…

 

    • Mais aussi des aspects négatifs du film :
      « les acteurs sont trop vieux pour être des secondes » Hynd ;
      « Des clichés et de bons sentiments sur des élèves difficiles de banlieue qui pourraient se transformer  en élèves responsables » Noémie B.

« Madame, vous avez bien conscience que nous sommes des anges par rapport à eux ! » Hugo

 

Ainsi,  « un film optimiste sur la possibilité de cohésion d’un groupe autour d’un projet collectif, porté par une enseignante en Histoire-Géographie et une documentaliste passionnées, qui mettent en confiance les élèves pour relever le défi. » Paul-Antoine.